Vous travaillez en couverture sur des chantiers en co-activité ? 🏠 Alors vous connaissez déjà la musique : obligation de produire un PPSPS couverture. C’est d’ailleurs directement demandé par le coordonnateur SPS. Normal, quand on sait que votre métier cumule les risques de chute de hauteur, les aléas météorologiques et la manipulation de matériaux fragiles parfois amiantés !
Couvreur, c’est beau vu d’en bas… mais c’est dangereux vu d’en haut ! Votre métier détient le triste record des accidents mortels par chute dans le BTP. Entre les toitures glissantes par temps de pluie, les plaques fragiles qui cèdent sous le poids et les rafales de vent qui déséquilibrent, chaque intervention devient un défi sécuritaire. Par ailleurs, l’évolution vers le photovoltaïque et les toitures végétalisées ajoute de nouveaux risques électriques et structurels.
Ce guide vous donne toutes les clés pour élaborer un PPSPS couverture qui protège vraiment vos équipes.
L’objectif ? Transformer cette obligation en plan de bataille qui sécurisera durablement vos chantiers et valorisera votre expertise des travaux en hauteur. Découvrons ensemble pourquoi votre métier nécessite un PPSPS si spécialisé ! 🚀

Pourquoi un PPSPS spécifique aux métiers de la couverture ?
La couverture expose à des dangers de chute qui nécessitent une approche particulière dans votre PPSPS. En effet, contrairement aux autres corps d’état, vos interventions se déroulent dans l’environnement le plus exposé du chantier : en hauteur, aux intempéries et sur des supports souvent fragiles ou glissants.
Le métier le plus accidentogène du BTP
Les statistiques sont alarmantes : selon la CARSAT, les couvreurs représentent 25% des décès par chute de hauteur dans le BTP, alors qu’ils ne constituent que 4% des effectifs du secteur. Cette sur-mortalité s’explique par l’exposition permanente au vide : toitures en pente, rives non protégées, matériaux glissants par tous les temps 🏠.
L’effet météorologique multiplie exponentiellement vos risques. Une tuile sèche offre une adhérence correcte, mais devient un véritable savon dès les premières gouttes de pluie. Le vent latéral déstabilise à partir de 40 km/h, le gel matinal transforme les chéneaux en patinoires…
Une réglementation « hauteur » spécialisée à maîtriser
Votre PPSPS couverture doit intégrer les spécificités de la réglementation travaux en hauteur (articles R4323-58 à R4323-90). Cette réglementation impose la hiérarchisation des mesures : protection collective prioritaire, puis protection individuelle, enfin formation et information renforcées.
Les toitures fragiles (amiante-ciment, plaques translucides, bacs acier anciens) nécessitent des procédures particulières définies par la norme NF E85-014. Planchers de protection, cheminements sécurisés, systèmes d’arrêt de chute… Ces dispositifs spécialisés doivent être calculés et installés par des entreprises certifiées ⚡.
Un impact critique sur la sécurité du chantier global
Vos interventions génèrent des chutes d’objets pour tous les autres corps d’état. Tuiles cassées, outils qui glissent, débris de démolition… Ces projections peuvent tuer à 20 mètres de distance. Par ailleurs, vos échafaudages et protections collectives conditionnent la sécurité des autres intervenants qui accèdent aux toitures.
Les modifications structurelles que vous apportez (percements pour évacuations, charges ponctuelles des équipements) affectent la stabilité de l’ouvrage. Votre PPSPS doit donc coordonner étroitement avec le bureau d’études pour valider chaque intervention sur la structure porteuse 🏠.
Les nouvelles obligations 2025 renforcées
L’évolution réglementaire de 2025 étend l’obligation de PPSPS couverture à tous les intervenants en toiture, y compris les entreprises de nettoyage, d’antennistes ou de ramonage. Un simple intervention de maintenance sur équipements de toiture nécessite désormais son propre document d’analyse des risques de chute.
La traçabilité météorologique devient obligatoire : votre PPSPS doit prévoir les seuils d’arrêt de travail selon les conditions climatiques et documenter les reports d’intervention. Cette traçabilité protège votre responsabilité en cas d’accident lié aux intempéries.
Ainsi, examinons maintenant les dangers spécifiques de la hauteur que vous devez absolument identifier dans votre document de prévention 📋.
Les risques de chute spécifiques à identifier dans votre PPSPS
Votre PPSPS couverture doit recenser tous les dangers de chute liés à vos interventions, en analysant chaque situation avec ses spécificités techniques et météorologiques. En effet, une analyse générique des risques de hauteur ne protège pas vos équipes face aux dangers réels de la couverture.
Les chutes de hauteur : analyse détaillée par type de toiture
Les toitures en pente constituent le piège principal de votre métier dans votre PPSPS couverture. Au-delà de 15° d’inclinaison, l’adhérence devient précaire et nécessite des équipements spécialisés. Tuiles glissantes par humidité, ardoises lisses par gel, tôles déformées créant des faux-plats… Chaque matériau impose ses précautions spécifiques.
Les toitures-terrasses cachent des dangers insidieux souvent négligés. Relevés d’étanchéité fragiles, évacuations d’eau masquées, charges admissibles variables selon les zones… En effet, une toiture-terrasse peut supporter 150 kg/m² au centre mais seulement 50 kg/m² en rive. Par ailleurs, les éléments techniques (groupes frigorifiques, VMC) créent des obstacles et des zones d’ombre dangereuses 🏠.
Les vérandas et verrières cumulent fragilité et transparence trompeuse. Verre feuilleté qui supporte le poids statique mais cède aux chocs, profilés aluminium glissants, condensation permanente… Ces supports nécessitent des planchers de répartition obligatoires que votre plan particulier de sécurité et de protection de la santé doit dimensionner précisément.
PPSPS couvreur
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Découvrir le produitLes risques météorologiques : facteur critique souvent négligé
Le vent latéral déstabilise dès 40 km/h et devient mortel au-delà de 70 km/h. Rafales imprévisibles, effets de canalisation entre bâtiments, tourbillons en rive de toiture… Votre PPSPS doit définir les seuils d’arrêt de travail : 40 km/h pour travaux en rive, 50 km/h pour pose d’éléments légers, 30 km/h pour manipulation de grandes surfaces (bacs acier, panneaux) ⚡.
L’humidité transforme toute surface en piège mortel. Rosée matinale sur tôles, mousses humides sur tuiles anciennes, neige fondue regelée… Les coefficients d’adhérence peuvent chuter de 90% en quelques minutes. En effet, une tuile sèche offre 0,8 de coefficient de frottement, mais seulement 0,1 une fois mouillée.
Les variations thermiques créent des déformations et dilatations dangereuses. Tôles qui se déforment par échauffement solaire, joints d’étanchéité qui durcissent par grand froid, condensation sous faces qui rend les supports glissants… Donc, votre PPSPS doit prévoir les heures d’intervention optimales selon les saisons ⚠️.
Les chutes d’objets et de matériaux : danger pour tous
La chute d’outils depuis la toiture peut tuer à 20 mètres de distance. Marteau de 500g : énergie de 100 joules à 20m de chute (équivalent d’un coup de fusil), tuile de 2kg : énergie de 400 joules (mortelle), scie circulaire : perforation de casque garantie… Votre PPSPS couverture doit imposer la sécurisation de tous les outils par longes ou filets de récupération.
Les matériaux de couverture génèrent des projectiles imprévisibles. Tuiles qui glissent par paquets, ardoises qui se détachent par le vent, débris de démolition… Ces chutes massives nécessitent des protections collectives : filets, auvents, balisage élargi au sol. Par ailleurs, calculez les zones de chute selon la hauteur et le vent dominant 🏠.
Les équipements et machines ajoutent des risques de chute spécialisés. Tronçonneuses pour charpente, scies à matériaux, compresseurs… Ces outils lourds déséquilibrent et nécessitent des points d’ancrage renforcés. En effet, une scie de 15 kg peut arracher un point d’ancrage sous-dimensionné.
Les risques liés aux matériaux dangereux
L’amiante-ciment des anciennes toitures cumule fragilité structurelle et toxicité. Plaques qui cèdent sous 80 kg (poids d’un ouvrier équipé), fibres libérées par vibrations, contamination par inhalation… Ces interventions nécessitent des entreprises certifiées SS4 et des procédures de décontamination strictes définies dans votre PPSPS.
Les matériaux photovoltaïques ajoutent des risques électriques aux dangers de hauteur. Panneaux sous tension même par faible luminosité, onduleurs générant des arcs électriques, raccordements exposés aux intempéries… Donc, votre PPSPS couverture doit prévoir les habilitations électriques et les procédures de consignation ⚡.
Les isolants anciens (laines minérales, polystyrènes) génèrent poussières irritantes et particules volatiles. Irritations respiratoires et cutanées, allergies de contact, troubles respiratoires… Ces expositions nécessitent des protections respiratoires adaptées et des procédures de nettoyage spécialisées.
Les risques d’interférence avec autres corps d’état
Les échafaudeurs conditionnent votre sécurité par la qualité de leurs installations. Planchers incomplets, garde-corps absents, accès dangereux… Votre PPSPS doit définir les critères de réception des échafaudages et les procédures de signalement des non-conformités ⚠️.
Les électriciens intervenant sur toitures (photovoltaïque, paratonnerre) créent des risques d’électrocution supplémentaires. Câbles sous tension, transformateurs, risques de foudroiement… Cette co-activité nécessite une coordination renforcée et des habilitations croisées.
Maintenant que vous connaissez tous les risques à identifier, découvrons comment structurer efficacement votre plan particulier de sécurité et de protection de la santé 📋.
La structure type d’un PPSPS couverture efficace
Un PPSPS bien structuré facilite sa lecture par le coordonnateur SPS et garantit que vous n’oubliez aucun élément essentiel des travaux en hauteur. Même pour un PPSPS simplifié c’est obligatoire ! Tour d’horizon du futur plan de votre document.
Les informations générales
Commencez toujours par identifier clairement votre entreprise dans votre PPSPS couverture. Raison sociale, adresse, numéro SIRET, qualification couverture (Qualibat, FFB, CAPEB…), assurances responsabilité civile et décennale renforcées… Ces informations rassurent immédiatement le coordonnateur SPS sur votre crédibilité professionnelle.
N’oubliez pas de préciser vos certifications spécialisées : travaux en hauteur, toitures fragiles, photovoltaïque, interventions sur amiante-ciment… Ainsi, le coordonnateur vérifie d’un coup d’œil que vos équipes maîtrisent les risques spécifiques de la couverture. Par ailleurs, mentionnez vos formations aux gestes de secours en hauteur et votre matériel de sauvetage 🏠.
Détaillez ensuite votre intervention spécifique sur le chantier : type de couverture (tuiles, ardoises, tôles, membrane), pente des versants, hauteur de travail maximale, surface à traiter, techniques utilisées (clouage, vissage, soudage). Cette section permet au coordonnateur de dimensionner les protections collectives nécessaires.
L’analyse des conditions météorologiques
Les seuils d’arrêt de travail doivent être clairement définis : vent supérieur à 40 km/h en rive, 50 km/h en partie courante, pluie même fine sur toitures en pente, gel matinal jusqu’à 10h, neige ou verglas… Précisez les sources météorologiques consultées (Météo France, applications professionnelles) et la fréquence de mise à jour des prévisions ⚡.
Les adaptations saisonnières modifient vos procédures de travail. Été : limitation des horaires par forte chaleur, hydratation renforcée, protection UV. Hiver : report des interventions matinales par gel, éclairage artificiel, vêtements adaptés. Donc, votre PPSPS doit prévoir ces variations et leurs impacts sur la sécurité.
L’inventaire des équipements antichute par zone de travail
Décomposez votre toiture en zones selon les niveaux de risque pour analyser précisément les protections nécessaires.
Zones de rive (risque maximum) : garde-corps provisoires ou définitifs, filets de sécurité périmètriques, harnais avec longes courtes (maximum 1,5m), points d’ancrage renforcés calculés pour 2 personnes. Parties courantes : lignes de vie temporaires ou définitives, harnais avec absorbeurs d’énergie, cheminements sécurisés… ⚠️.
Zones fragiles (lucarnes, verrières, parties dégradées) : planchers de répartition, passerelles de franchissement, balisage visible, interdiction d’accès sans protection collective. Votre PPSPS doit cartographier précisément ces zones dangereuses avec leurs protections spécifiques.
L’analyse des accès et circulations en hauteur
Les moyens d’accès conditionnent la sécurité de toute votre intervention. Échafaudages de pied avec planchers complets, échelles à crinoline pour accès ponctuels, nacelles élévatrices pour façades hautes… Précisez les critères de choix selon la configuration du bâtiment et les contraintes d’environnement.
Les circulations sur toiture nécessitent des aménagements spécialisés. Chemins de circulation balisés, zones de stockage matériaux délimitées, accès aux évacuations EU/EP sécurisés… En effet, 40% des chutes de couvreurs surviennent lors des déplacements, pas pendant le travail proprement dit 🏠.
Les zones de stockage et manutention évitent les surcharges ponctuelles dangereuses. Répartition des charges selon la portance de la structure, protection contre les chutes d’objets, moyens de levage adaptés (monte-matériaux, grues auxiliaires)… Par ailleurs, coordonnez ces implantations avec les autres corps d’état présents.
Les procédures d’intervention par type de travaux
Décomposez vos interventions de couverture en phases distinctes pour analyser précisément chaque danger spécifique :
- Dépose : détubage progressif pour éviter les chutes groupées, évacuation sécurisée des déchets, protection des ouvertures créées.
- Pose : manutention des éléments lourds, clouage/vissage en sécurité, étanchéité provisoire contre les intempéries.
- Finition : pose des accessoires (faîtières, rives), nettoyage final, vérifications d’étanchéité ⚡.
Votre PPSPS couverture doit traiter chaque étape avec ses dangers particuliers et ses mesures préventives adaptées. En effet, les risques d’une dépose par grand vent n’ont rien à voir avec ceux d’une pose de faîtières par temps calme.
La coordination avec les équipements de chantier
Les grues et appareils de levage interfèrent directement avec vos zones de travail. Survol des postes de travail, manutention de charges lourdes au-dessus des équipes, coordination des mouvements… Votre plan particulier de sécurité et de protection de la santé doit définir les procédures de communication avec les grutiers et les zones d’exclusion temporaires.
Les réseaux aériens (électriques, télécom) créent des risques d’électrocution lors des manutentions. Distances de sécurité à respecter selon les tensions, procédures en cas de contact accidentel, coordination avec les gestionnaires de réseaux… Ces risques souvent négligés peuvent être mortels 🏠.
La gestion des situations d’urgence en hauteur
Les secours en hauteur nécessitent des procédures et équipements spécialisés. Matériel de descente sur corde, brancard de transport vertical, points d’ancrage renforcés pour treuillage… Votre document doit localiser ce matériel et former vos équipes aux techniques de sauvetage.
L’évacuation d’urgence par intempéries soudaines suit des protocoles stricts. Chemins d’évacuation prioritaires, matériel abandonnable en sécurité, protection provisoire des ouvertures… En effet, une averse soudaine peut rendre une toiture mortelle en quelques minutes ⚠️.
Maintenant que vous maîtrisez la structure, découvrons les équipements antichute et de sauvetage indispensables à votre sécurité 📋.
Les équipements antichute et de sauvetage indispensables
Votre PPSPS doit lister précisément tous les équipements de protection contre les chutes que vous mettrez en œuvre selon les zones et conditions de travail.
Les systèmes de protection collective : priorité absolue
Les garde-corps provisoires constituent votre première ligne de défense contre les chutes dans votre PPSPS couverture. Garde-corps périmètriques en rives de toiture, hauteur minimum 1,10m avec lisse intermédiaire et plinthe, résistance calculée 150 kg/ml… Précisez les systèmes : garde-corps à contrepoids pour toitures-terrasses, garde-corps à fixation temporaire pour toitures en pente, garde-corps intégrés aux échafaudages 🏠.
Les filets de sécurité complètent efficacement les garde-corps sur grandes surfaces. Filets périmètriques tendus sous toiture (type S), filets de façade (type T), filets horizontaux entre niveaux (type U)… Chaque type répond à des normes spécifiques EN 1263 avec résistance, maillage et conditions de montage strictes. Par ailleurs, ces filets nécessitent un contrôle hebdomadaire par personne compétente.
Les planchers de protection s’imposent sur toitures fragiles. Planchers bois 40mm minimum sur solives réparties, planchers métalliques démontables, passerelles de franchissement pour verrières… Votre PPSPS couverture doit calculer ces planchers selon les charges : 150 kg/m² minimum, 300 kg/m² sous passages fréquents. En effet, un plancher sous-dimensionné devient plus dangereux que l’absence de protection ⚡.
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Découvrir le produitLes équipements de protection individuelle spécialisés
Les harnais antichute varient selon les interventions de couverture. Harnais complets avec points d’accrochage dorsal et sternal, harnais d’évacuation avec poignées de transport, harnais légers pour interventions courtes… Précisez dans votre PPSPS les normes EN 361 et EN 813, les contrôles annuels obligatoires, les critères de rebut (coupures, usure, déformation).
Les longes et absorbeurs d’énergie adaptent la protection aux configurations de toiture. Longes courtes 1m pour travaux en rive, longes réglables 1,5-2m pour déplacements, longes à rappel automatique pour postes fixes… Les absorbeurs d’énergie EN 355 limitent les efforts de choc à 600 daN maximum et doivent être remplacés après tout arrêt de chute ⚠️.
Les systèmes d’arrêt de chute mobile suivent l’ouvrier dans ses déplacements. Antichutes mobiles sur corde EN 353-2, antichutes sur rail rigide EN 353-1, systèmes rétractables EN 360… Chaque système impose ses contraintes d’installation et d’utilisation que votre plan particulier de sécurité et de protection de la santé doit détailler précisément.
Les points d’ancrage et lignes de vie temporaires
Les points d’ancrage temporaires sécurisent vos interventions ponctuelles. Ancrages à expansion chimique dans béton (résistance 2500 daN), crochets de faîtage pour toitures tuiles, sangles d’ancrage contournant les éléments porteurs… Précisez les calculs de résistance : 1 point = 1 personne, facteur de sécurité 2 minimum, contrôle par traction avant utilisation 🏠.
Les lignes de vie temporaires équipent les interventions longues. Câbles inox Ø8mm minimum, tendeurs mécaniques, points d’ancrage intermédiaires tous les 15m… Ces installations nécessitent des calculs de structure par ingénieur et une notice de montage détaillée. Par ailleurs, documentez la traçabilité de tous ces équipements dans votre PPSPS.
Les dispositifs d’ancrage spécialisés s’adaptent aux différents supports. Ancrages à perforation pour tôles, crochets à sertir sur bacs acier, systèmes à ballast pour toitures-terrasses… Chaque support impose ses contraintes techniques et ses limitations de charge que vous devez maîtriser parfaitement ⚡.
Les vérifications et maintenance des équipements
Les contrôles réglementaires garantissent l’efficacité de vos protections. Vérification initiale avant mise en service, vérifications périodiques (hebdomadaires pour filets, annuelles pour EPI), vérifications exceptionnelles après incident… Votre PPSPS couverture doit planifier ces contrôles et conserver leur traçabilité 🏠.
La maintenance préventive évite les défaillances critiques. Nettoyage des équipements après usage, stockage à l’abri des UV et de l’humidité, remplacement selon les préconisations fabricant… En effet, un harnais stocké 2 ans au soleil peut casser dès la première sollicitation.
Les critères de rebut éliminent les équipements dangereux. Coupures sur sangles, déformation des mousquetons, corrosion des éléments métalliques, usure excessive… Formez vos équipes à reconnaître ces défauts et à mettre immédiatement les équipements défaillants hors service ⚡.
Découvrons maintenant les procédures de sécurité spécialisées que vous devez absolument détailler dans votre document 📋.
Les procédures de sécurité à détailler dans votre PPSPS
Votre PPSPS doit définir des procédures de sécurité précises pour chaque phase d’intervention, car les risques évoluent constamment selon les conditions de travail et l’avancement du chantier. En effet, une procédure généraliste ne protège pas efficacement vos équipes face aux dangers spécifiques de chaque étape des travaux en hauteur.
Les procédures d’accès et de mise en sécurité initiale
Vérification préalable des conditions météorologiques
Avant chaque montée sur toiture, votre PPSPS couverture doit imposer la consultation obligatoire des prévisions météorologiques. Bulletin Météo France, applications spécialisées BTP (MeteoConsult Pro), anémomètre de chantier pour mesures en temps réel… Définissez les sources fiables et la fréquence de consultation : matin, midi et soir pour interventions longues 🏠.
Les critères d’arrêt doivent être quantifiés précisément. Vent moyen supérieur à 40 km/h en rive, rafales supérieures à 60 km/h, pluie même fine sur pente supérieure à 30°, température inférieure à 0°C le matin… Votre procédure doit prévoir les reports d’intervention et l’information immédiate du coordonnateur SPS. Par ailleurs, documentez chaque décision météorologique pour votre traçabilité.
Reconnaissance des supports et zones à risque
L’inspection visuelle de la toiture précède toute intervention dans votre PPSPS couverture. Vérification de l’état des couvertures existantes, détection des zones fragiles ou déformées, contrôle de la stabilité des éléments de couverture… Cette reconnaissance doit être menée par le chef d’équipe avec enregistrement photographique des anomalies détectées ⚡.
Les tests de résistance localisés évitent les effondrements. Contrôle par appui progressif du pied, vérification des fixations apparentes, sondage au marteau des zones suspectes… Ces vérifications doivent être documentées zone par zone avec marquage des éléments fragiles interdits au passage. En effet, une plaque fibrociment peut supporter un homme statique mais céder dès la première vibration.
Procédures d’installation des protections collectives
Le montage des garde-corps temporaires suit un ordre strict pour la sécurité des monteurs. Installation depuis l’intérieur vers l’extérieur, amarrage provisoire immédiat, vérification des résistances avant libération d’accès… Votre PPSPS doit décrire étape par étape cette procédure critique et désigner les équipiers habilités au montage ⚠️.
La mise en place des filets de sécurité nécessite des compétences spécialisées. Calcul des portées maximales, installation des points d’ancrage, tension progressive et homogène… Ces opérations requièrent une certification spécifique que vous devez mentionner dans votre document. Par ailleurs, un filet mal tendu peut projeter l’ouvrier au lieu de l’arrêter 🏠.
Les procédures de travail sécurisées par type d’intervention
Dépose de couverture : maîtriser les chutes groupées
La dépose progressive évite les effondrements en chaîne. Détubage par zones limitées (20 m² maximum), évacuation immédiate des éléments déposés, protection provisoire contre les intempéries… Votre plan particulier de sécurité et de protection de la santé doit interdire formellement la dépose « en masse » qui peut emporter l’ouvrier dans sa chute.
L’évacuation sécurisée des matériaux évite les accidents au sol. Goulottes d’évacuation fermées, bennes de réception, zones de stockage délimitées au sol… Définissez les moyens de manutention : monte-matériaux pour petites quantités, grues auxiliaires pour éléments lourds. En effet, une tuile qui tombe de 8 mètres peut perforer un casque de sécurité ⚡.
Pose de nouveaux éléments : anticiper les déséquilibres
La manutention des éléments lourds sur toiture impose des techniques spécifiques. Distribution par petites quantités, stockage temporaire sécurisé, manipulation à deux pour éléments supérieurs à 15 kg… Votre PPSPS doit préciser les zones de stockage admissibles selon la portance de la structure et interdire les surcharges localisées.
Les techniques de pose sécurisées évitent les chutes par déséquilibre. Position d’équilibre stable avant clouage, usage d’outillage léger, progression méthodique par rangées… Par ailleurs, interdisez formellement le travail à reculons qui représente 30% des chutes de couvreurs selon les statistiques professionnelles 🏠.
Travaux sur toitures fragiles : procédures renforcées
Les toitures amiante-ciment nécessitent des procédures SS4 strictes. Reconnaissance préalable par sondages, plan de retrait spécialisé, équipements de protection respiratoire, procédures de décontamination… Votre PPSPS couverture doit renvoyer au plan de retrait amiante et préciser les habilitations requises pour vos équipes.
Les verrières et éléments translucides imposent la protection collective obligatoire. Planchers de répartition systématiques, interdiction de circulation directe sur éléments verriers, balisage permanent des zones fragiles… En effet, un homme qui traverse une verrière chute souvent de 8 à 15 mètres sans possibilité d’arrêt intermédiaire ⚠️.
Les procédures d’intervention d’urgence et de sauvetage
Conduite à tenir en cas de chute avec harnais
Le syndrome du harnais tue après 15 minutes de suspension. Évacuation d’urgence par treuil de sauvetage, soutien des jambes de la victime, position semi-assise lors de la récupération… Votre PPSPS couverture doit former au moins deux équipiers par équipe à ces gestes de sauvetage spécialisés et localiser le matériel d’évacuation 🏠.
Les premiers secours en hauteur adaptent les gestes standards aux contraintes de la toiture. Stabilisation de la victime sur support stable, protection contre les chutes d’objets, maintien des voies respiratoires en position inclinée… Par ailleurs, l’appel des secours doit préciser la hauteur d’intervention et les moyens d’accès nécessaires aux pompiers.
Les procédures de coordination avec les autres corps d’état
Interface avec les échafaudeurs : réception des ouvrages provisoires
La réception des échafaudages conditionne votre sécurité globale. Vérification des planchers complets, contrôle des garde-corps, essais de stabilité, réception des accès… Votre PPSPS couverture doit établir une check-list de réception et désigner les personnes habilitées à cette vérification critique.
Les modifications d’échafaudages en cours d’intervention suivent des procédures strictes. Demande écrite au coordonnateur SPS, arrêt des travaux pendant modifications, nouvelle réception après travaux… En effet, un échafaudage modifié sans contrôle peut s’effondrer et emporter plusieurs corps d’état ⚡.
Coactivité avec les électriciens sur toitures photovoltaïques
Les risques d’électrocution par panneaux solaires nécessitent des procédures de consignation spécialisées. Déconnexion des onduleurs, occultation des panneaux, vérification d’absence de tension… Votre PPSPS doit définir les habilitations électriques requises pour vos équipes et les procédures de coordination avec l’électricien.
Les interventions simultanées sur toitures équipées imposent un balisage renforcé. Zones sous tension signalées, cheminements sécurisés délimités, communications radio obligatoires… Par ailleurs, un seul responsable doit coordonner l’ensemble des interventions pour éviter les interférences dangereuses 🏠.
Gestion des interférences avec les engins de chantier
Les grues survolant vos zones de travail créent des risques de collision. Coordination des mouvements avec le grutier, signalisation des zones de survol interdites, arrêt des travaux pendant manutentions lourdes… Votre PPSPS doit établir les procédures de communication et les signaux convenus avec les autres entreprises. Les nacelles élévatrices interfèrent avec vos installations de sécurité. Respect des distances de sécurité avec garde-corps, coordination des déplacements, vérification des surcharges admissibles… En effet, une nacelle peut accrocher et détruire vos protections collectives ⚠️.
Nous allons maintenant aborder la rédaction pratique de votre PPSPS avec des modèles et exemples concrets adaptés à différents types d’interventions 📋.
Conclusion : PPSPS couverture
Mettre en place un PPSPS couverture n’est pas seulement une contrainte réglementaire : c’est un véritable levier de maîtrise des risques, d’optimisation de l’organisation et de valorisation de votre professionnalisme. En intégrant dès la conception du document les spécificités de vos chantiers, les contraintes météorologiques, les co-activités et les évolutions réglementaires, vous transformez cette obligation en un outil opérationnel qui sécurise vos équipes, protège les autres intervenants et rassure le coordonnateur SPS.
Un PPSPS précis, documenté et adapté à votre métier est aussi un gage de crédibilité auprès de vos clients et partenaires. En couvrant tous les aspects – de la prévention des chutes à la gestion des urgences – vous démontrez votre capacité à anticiper, à vous adapter et à garantir des interventions sûres et conformes.
Enfin, n’oubliez pas de toujours vous appuyer sur le Plan Général de Coordination (PGC) pour construire votre PPSPS !
En résumé : un PPSPS couverture bien construit, c’est moins de risques, plus de sécurité, et une image renforcée de votre savoir-faire dans le travail en hauteur.
Besoin d’aide pour adapter votre PPSPS couverture à vos interventions spécifiques ? Contactez-nous, on accompagne les couvreurs dans cette démarche sécurité !
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