stEn bref :
- Cet article est pour vous si vous êtes maçon ou entreprise de gros oeuvre sur un chantier en co-activité.
- Vous identifierez les risques propres à votre métier : chutes, manutention, coffrages, béton, tranchées.
- Vous repartez avec une structure de PPSPS maçonnerie complète et un exemple terrain.
Le PPSPS maçonnerie gros oeuvre pose un problème récurrent : les risques du maçon sont nombreux, variés et souvent simultanés. Chutes de hauteur, manutention de blocs, coffrages, étaiement, projection de béton, travail en tranchée. Autant de situations qui exigent une analyse fine dans votre document. Et pourtant, trop de PPSPS maçonnerie restent des copier-coller du chantier précédent. 🏗
La difficulté, c’est que le maçon intervient en premier sur le chantier. Vous posez les bases, littéralement. Les risques que vous générez impactent les lots suivants. Votre PPSPS simplifié ou complet doit refléter cette réalité terrain. Un PPSPS maçonnerie trop générique sera systématiquement refusé par le coordonnateur SPS.

Les risques spécifiques du maçon sur chantier
Le gros oeuvre cumule des risques que peu de métiers concentrent en même temps. Votre PPSPS maçonnerie doit les identifier avec les situations réelles de votre lot. Voici les cinq grandes familles de risques à traiter obligatoirement.
Manutention lourde et TMS
Un maçon manipule entre 800 kg et 1,5 tonne de matériaux par jour. Blocs béton, sacs de ciment, armatures : les charges sont lourdes et répétitives. Les TMS (troubles musculo-squelettiques) représentent la première cause d’arrêt dans le gros oeuvre. Décrivez dans votre PPSPS les opérations de manutention, les tonnages et les moyens mécaniques prévus.
Prenons un exemple : un chantier de maison individuelle, élévation en parpaings de 20. Sans transpalette ni mini-grue, vos compagnons portent chaque bloc à la main sur toute la hauteur d’étage. Le coordonnateur veut voir ce point traité dans votre PPSPS maçonnerie. Décrivez les aides mécaniques prévues : chariot à blocs, mini-grue, transpalette tout-terrain. 📋
Chutes de hauteur
Dès que l’élévation dépasse 1 mètre, le risque de chute est prioritaire. Échafaudages, planchers de coffrage, réservations dans les dalles, trémies d’escalier : chaque ouverture non protégée est un danger. Le Code du travail impose des protections collectives en priorité. Garde-corps, filets de sécurité, platelages.
Détaillez dans votre PPSPS maçonnerie chaque phase en hauteur. Précisez la protection prévue et le responsable de sa mise en place. Par exemple, sur un R+2, indiquez qui pose les garde-corps en rive de dalle avant le début de l’élévation du niveau suivant.
Coffrages, étaiement et effondrement
Le coffrage et l’étaiement sont des opérations critiques. Un décoffrage prématuré ou un étaiement sous-dimensionné peut provoquer un effondrement. Les conséquences sont souvent graves. Votre PPSPS doit préciser les types de coffrages utilisés : traditionnels, banches, coffrages grimpants. Indiquez les charges admissibles et les délais de décoffrage selon la météo. ⚠️
Sur un chantier de réhabilitation d’une école, 4 lots, 60 jours ouvrés : le coffrage des poteaux et poutres est la phase la plus risquée. Votre PPSPS doit décrire la procédure de vérification des étais, les distances entre files d’étaiement, et le responsable du contrôle avant coulage.
Projection de béton et risques chimiques
Le ciment a un pH supérieur à 12. Il provoque des brûlures cutanées et des dermatites chroniques. Les projections lors du coulage, du vibrage ou de la découpe touchent les yeux, la peau, les voies respiratoires. Identifiez chaque opération exposante dans votre PPSPS. Précisez les EPI adaptés : lunettes, gants étanches, crème barrière, masque FFP2 pour la découpe sèche.
Travail en tranchée
Fondations, réseaux enterrés, semelles filantes : le maçon travaille souvent en fond de fouille. Au-delà de 1,30 m de profondeur, le blindage est obligatoire. Votre PPSPS doit décrire la nature du sol, la profondeur prévue, le type de blindage et les conditions d’accès (échelle, rampe). Un éboulement, même partiel, peut être fatal en quelques secondes (et c’est souvent là que les entreprises sont le moins vigilantes). Précisez aussi l’interdiction de stockage en bord de fouille et la procédure après un épisode pluvieux.
Retenez le principe : en maçonnerie, chaque phase cumule plusieurs risques simultanés. Votre PPSPS ne peut pas se contenter d’une liste générique. Il doit coller à votre planning réel, phase par phase.
EPI et protections collectives adaptées
Le maçon a besoin d’EPI que les autres métiers n’utilisent pas forcément. Votre PPSPS maçonnerie doit lister ce que chaque compagnon porte selon la phase de travail. Ne vous contentez pas d’écrire « EPI obligatoires » sans détailler. Le coordonnateur attend une liste par poste et par phase.
EPI par situation de travail
- Manutention : gants anti-coupure, chaussures S3 (semelle anti-perforation), ceinture lombaire si répétitif.
- Travail en hauteur : harnais anti-chute en phase de montage, casque avec jugulaire.
- Contact ciment : gants nitrile étanches, lunettes anti-projections, crème barrière, manches longues.
- Découpe et perçage : masque FFP2 (poussières de silice), protection auditive, lunettes.
- Travail en tranchée : casque obligatoire, détecteur de réseaux, liaison avec la surface.
Protections collectives
Le maçon est souvent responsable de leur mise en place pour tout le chantier. Garde-corps périphériques, filets sous plancher, balisage des trémies, protection des fouilles. Précisez dans votre PPSPS qui installe quoi, à quelle phase, et qui vérifie.
Cette responsabilité est propre au lot gros oeuvre. Le coordonnateur la vérifie en priorité. Sur un chantier neuf, le maçon installe aussi les protections pour les corps d’état secondaires qui interviennent après lui. Indiquez dans votre PPSPS maçonnerie à quel moment vous retirez les protections provisoires et qui prend le relais.
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Découvrir le produitModes opératoires à décrire dans votre PPSPS maçonnerie
Le coordonnateur SPS attend des modes opératoires concrets dans votre PPSPS maçonnerie. Pas de déclarations d’intention. Chaque opération à risque doit être décrite avec la méthode, les moyens et les vérifications prévues sur le terrain.
Les 5 opérations clés à détailler
- Élévation des murs : type de blocs, hauteur de levée journalière, moyens de manutention (mini-grue, chariot), protection périphérique à chaque niveau. 📋
- Coffrage et décoffrage : type de coffrage, charges admissibles, délai avant décoffrage selon la température, vérification de l’étaiement avant chaque coulage.
- Coulage béton : procédure de vibrage, protection contre les projections, circulation autour du coffrage, vérification des étais pendant le coulage. ✅
- Ferraillage : stockage des armatures hors des zones de circulation, bouchons champignon sur les attentes, gants anti-coupure obligatoires.
- Travaux en fouille : vérification de la stabilité des parois chaque matin, blindage au-delà de 1,30 m, pas de matériaux stockés en bord de fouille.
Pour chaque mode opératoire, indiquez les qualifications requises. CACES pour les engins de levage, habilitation montage/démontage d’échafaudage, formation travail en hauteur, autorisation de conduite. Le coordonnateur vérifie ces points systématiquement. Joignez les copies en annexe de votre PPSPS maçonnerie.
Pensez aussi aux modes opératoires par conditions dégradées. Comment travaillez-vous par vent fort (interdiction de levage au-delà de 60 km/h) ? Par temps de gel (impact sur le coffrage et le bétonnage) ? Ces situations sont fréquentes sur un chantier de gros oeuvre de plusieurs mois.
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Structure de votre PPSPS maçonnerie
Votre PPSPS maçonnerie suit la structure réglementaire, mais chaque rubrique doit être adaptée au gros oeuvre. Voici ce que le coordonnateur attend :
Les 5 rubriques essentielles
- Renseignements généraux : identification de l’entreprise, effectif par phase, qualifications de l’équipe (CACES, échafaudage, SST).
- Organisation des secours : trousse de secours adaptée (brûlures ciment, coupures ferraillage), numéros d’urgence, SST identifiés, procédure chute de hauteur.
- Installations de chantier : base vie, vestiaires, sanitaires. Le maçon gère souvent l’installation pour tous les lots. Précisez les accès, le stockage matériaux, les aires de coffrage.
- Analyse des risques par phase : terrassement, élévation, planchers, coffrage/décoffrage. Pour chaque phase : risques, cotation, mesures, EPI.
- Coactivité : interfaces avec les lots en parallèle ou qui suivent. Le maçon conditionne le planning de tous. Décrivez le passage de relais.
Pour une trame prête à compléter, notre modèle de PPSPS intègre les rubriques du Code du travail. Vous gagnez 2 à 3 heures de rédaction et vous êtes sûr de n’oublier aucune section obligatoire.
Un point souvent oublié : la mise à jour. Votre PPSPS maçonnerie n’est pas figé. Si une phase change, vous devez mettre à jour le document et le retransmettre. Ajout d’un sous-traitant, modification du mode constructif, retard qui décale la coactivité : chaque changement significatif impose une nouvelle version.
Le coordonnateur SPS doit recevoir votre PPSPS avant le début de vos travaux. Prévoyez 8 à 15 jours de délai pour intégrer ses éventuelles demandes. Vérifiez aussi le PGC : certains coordonnateurs imposent 30 jours d’avance sur les chantiers importants. Ne sous-estimez pas ce délai — un PPSPS maçonnerie refusé la veille du démarrage bloque toute l’équipe.
Exemple terrain
Prenons une entreprise de maçonnerie gros oeuvre, 12 compagnons, sur un collectif R+3 en périphérie de ville. Cinq lots sur le chantier, 90 jours ouvrés, 35 personnes en pointe. Catégorie 2, PPSPS complet obligatoire. Voici comment le PPSPS maçonnerie a été structuré phase par phase.
Travaux à réaliser
Phase fondations : fouilles de 2,50 m pour les semelles. Sol argileux, instable après la pluie. Le PPSPS prévoit un blindage caisson métallique. Vérification quotidienne de la stabilité par le chef d’équipe. Interdiction de descendre en fouille sans casque ni moyen de remontée (échelle fixée). 🛡️
Phase élévation R+1 à R+3 : travail en hauteur permanent dès le premier étage. Le PPSPS décrit la pose de garde-corps à chaque niveau avant l’élévation. Protection des trémies d’escalier par platelage résistant. Échafaudage de pied vérifié chaque semaine par un compagnon habilité. Le chef d’équipe contrôle les accès en début de poste. ✅
Phase coffrage poteaux et poutres : le PPSPS maçonnerie détaille les charges admissibles des banches et le délai de décoffrage (72 h minimum par temps froid). La procédure de vérification des étais avant chaque coulage est formalisée. Le chef d’équipe vise la fiche de contrôle avant autorisation de couler. Les zones d’exclusion sous les charges suspendues sont balisées.
Erreur à ne pas commettre
Erreur typique : l’entreprise avait recopié le PPSPS d’une maison individuelle sans adapter les moyens de levage au collectif. La grue à tour n’était pas mentionnée, les zones de survol non définies, les procédures de levage absentes. Résultat : le coordonnateur a refusé le document. L’intervention a été retardée de 10 jours. Coût : environ 8 000 euros pour l’entreprise.
Chaque chantier de gros oeuvre est différent. Un PPSPS maçonnerie copié-collé finit toujours par poser problème au coordonnateur SPS. Adaptez vos modes opératoires au chantier réel, c’est la clé d’un document accepté du premier coup.
Checklist avant envoi au coordonnateur SPS
- Toutes les phases sont couvertes (fondations, élévation, planchers, coffrage) ✅
- Les risques de coactivité avec les autres lots sont identifiés
- Les modes opératoires correspondent au planning réel
- Les EPI sont listés par phase et par poste
- Les qualifications (CACES, échafaudage, SST) sont mentionnées
- L’organisation des secours couvre les risques maçonnerie (brûlures, chutes, ensevelissement)
- Le PGC est référencé et votre PPSPS y répond point par point
- Les annexes sont jointes : CACES, habilitations, attestation d’assurance 📋
Pour aller plus loin sur les risques par métier, consultez nos guides PPSPS charpente et PPSPS démolition. Ces deux métiers partagent plusieurs risques avec le gros oeuvre. Le charpentier reprend vos réservations en toiture. Le démolisseur travaille souvent en amont de votre lot. Les interfaces sont nombreuses.
L’aide-mémoire ED 6068 de l’INRS détaille les risques professionnels du BTP par métier. C’est une référence utile pour structurer votre analyse des risques dans votre PPSPS maçonnerie gros oeuvre.
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Dernière mise à jour : avril 2026.
Mon sous-traitant maçon doit-il aussi rédiger un PPSPS ?
Oui. Chaque entreprise présente sur un chantier en co-activité doit produire son propre PPSPS. Si vous sous-traitez une partie du gros oeuvre (ferraillage, coffrage, manutention), votre sous-traitant rédige son PPSPS et vous le transmettez au coordonnateur SPS avec le vôtre.
PPSPS complet ou simplifié pour un chantier de maçonnerie ?
Cela dépend de la catégorie du chantier, pas de votre métier. Catégorie 3 (moins de 500 hommes-jours, pas de risques particuliers) : PPSPS simplifié. Catégories 1 et 2 : PPSPS complet. Attention : si votre chantier comporte du travail en hauteur au-dessus de 3 mètres, le coordonnateur peut exiger un PPSPS complet même en catégorie 3.
Comment décrire le coffrage dans mon PPSPS ?
Précisez le type de coffrage (traditionnel, banches, coffrage grimpant), les charges admissibles, le délai de décoffrage selon la température, et la procédure de vérification de l étaiement avant chaque coulage. Indiquez qui contrôle (chef d équipe, conducteur de travaux) et quel document trace cette vérification (fiche de contrôle visée).
Chutes de hauteur : quel niveau de détail dans le PPSPS ?
Le coordonnateur attend un niveau de détail par phase et par zone. Pour chaque situation de travail en hauteur, indiquez la hauteur concernée, la protection collective prévue (garde-corps, filets, platelage), les EPI complémentaires si nécessaires (harnais en phase de montage), et le responsable de la mise en place et de la vérification.
Faut-il traiter le travail en tranchée dans le PPSPS maçonnerie ?
Oui, dès que vous réalisez des fondations ou des réseaux enterrés. Décrivez la profondeur prévue, la nature du sol, le type de blindage (caissons métalliques, palplanches), les conditions d accès (échelle fixée), et la procédure après épisode pluvieux. Au-delà de 1,30 m de profondeur, le blindage est obligatoire.
Quelles qualifications mentionner dans un PPSPS maçonnerie ?
Listez au minimum : CACES pour les engins de levage et de terrassement, habilitation montage et démontage d échafaudage, formation travail en hauteur, Sauveteur Secouriste du Travail (au moins un par équipe). Joignez les copies des certificats en annexe du PPSPS.
À quelle fréquence mettre à jour mon PPSPS maçonnerie ?
À chaque changement significatif : ajout d un sous-traitant, modification du mode constructif, nouveau risque identifié, retard impactant la coactivité avec les autres lots. La mise à jour doit être retransmise au coordonnateur SPS. En pratique, prévoyez une relecture à chaque nouvelle phase du chantier.






